17-11-2015 - Cruauté à l’abattoir d’Alès : et ailleurs ? Et après ?

Les images tournées à l’abattoir d’Alès et diffusées sur le web suscitent émotion et colère dans l’opinion publique. Elles n’étonnent malheureusement pas l'OABA qui avait déjà constaté des manquements dans cet établissement et alerté les autorités préfectorales à plusieurs reprises.

Les actes de cruauté ainsi filmés à Alès, pour lesquels une information judiciaire a été ouverte par le parquet, ne font que dévoiler ce qui se passe derrière les murs de nombreux abattoirs et rappellent étrangement ceux qui avaient été diffusés en février 2012 par France 2 dans l’émission Envoyé Spécial, « La viande dans tous ses états ».

A la suite de ce reportage, réalisé avec le concours de l’OABA, une majorité d’établissements ont décidé de fermer leurs portes à nos délégués. Impossible pour nous de savoir ce qui se passe désormais dans plus de 60% des abattoirs français : « nous n’avons pas besoin d’associations de protection animale, nous avons déjà les services vétérinaires » nous répondent les grands groupes d’abattages…

Or, ces services sont en nombre insuffisant dans les abattoirs comme le déplorent plusieurs rapports nationaux et européens : les contrôles sont insuffisants ou mal faits puisque certaines situations de souffrances animales ne sont pas décelées.

A l'instar de l'OABA, Madame Goy-Chavent, sénatrice de l’Ain, souhaite un audit général des pratiques actuelles et vient de proposer une mission d'information parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux.

Signez la pétition pour soutenir cette enquête parlementaire

Outre un renforcement des effectifs et des modalités de contrôles, une modification de la règlementation s’avère également indispensable pour que les violations manifestes et répétées aux textes techniques assurant la protection animale en abattoirs ne soient plus sanctionnées, comme aujourd’hui, par de simples amendes !

 



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