315 bovins maltraités, retirés d’une exploitation près de Cholet (49), ont été pris en charge par les équipes de l’OABA le 20 février.

 

Suite à 20 % de mortalité ces 3 dernières années dans ce cheptel, l’OABA a passé la journée du 20 février 2020 à secourir 315 bovins, avec l’aide des services vétérinaires et de la gendarmerie.

Les animaux sont montés assez facilement dans les camions : ils avaient envie de quitter cet enfer au plus vite.

Toutes les stabulations étaient non curées, les bovins s’enfonçaient dans 30 à 50 cm d’un mélange de boue et d’excréments…

Une partie des stabulations menaçait de s’écrouler, des tôles étaient sur le point de tomber, il y avait des trous dans la toiture et bien évidemment les animaux en-dessous !

La majorité des bovins est maigre, voire très maigre. Certains ont les pieds pourris, à force de rester dans la boue et l’humidité.

Quant au détenteur, il est dans le déni total. Il a écrit à la DDPP qu’il prenait un avocat et qu’il allait récupérer ses animaux…

Le coût de cette nouvelle affaire pour l’OABA sera d’environ 27 000 euros par mois. Il faut en effet héberger les 315 animaux, les nourrir et les soigner.
Et cela risque de durer de nombreux mois car avec la grève des avocats, les délais de traitement judiciaire se sont considérablement allongés !

🆘 Plus que jamais, l’OABA a besoin de votre aide.

Faites un don et signez la pétition pour le sauvetage des animaux de ferme maltraités.

MERCI

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⚠️ Campagne de dénigrement de notre association par l’éleveur : les précisions de l’OABA ⚠️

📸 : les bovins dans notre stabulation d’accueil, 15 jours après le retrait

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Mise à jour 16/11/20 :

Le procès a eu lieu ce jour. La procureure a requis contre Thierry Hervé 10 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve, l’indemnisation de l’OABA, la confiscation des animaux, l’interdiction de détenir des animaux d’élevage pendant 3 ans et l’interdiction d’exercer la profession d’éleveur pendant 5 ans.

Délibéré le 7 décembre.

Lire les articles de Ouest France ici et ici.

Mise à jour 07/12/20 :

Le délibéré a eu lieu ce jour.
 
Thierry Hervé a notamment été condamné à 10 mois de prison avec sursis.

Mise à jour 19/01/22 :

Jugement en appel à Angers le 18/01/22.
En plus de sa condamnation à 10 mois de prison avec sursis et de nombreuses amendes ainsi que le remboursement des frais de garde, Thierry Hervé risque une interdiction définitive d’exercer.
Délibéré au 22 mars.
Article à lire ici.

Mise à jour 24/03/22 :

Le délibéré a eu lieu.
Thierry Hervé est condamné, comme en première instance, à 10 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve de 2 ans.
Mais en plus, il est interdit à titre définitif de détenir des animaux de rente avec exécution provisoire (donc immédiatement applicable, même en cas de pourvoi en cassation). Il doit donc vendre les bovins qu’il détient actuellement. Il est également interdit d’exercer la profession d’éleveur, négociant.
Les sommes qu’il doit à l’OABA (environ 78 000 euros au total) sont confirmées.
Un jugement satisfaisant pour l’OABA, clôturant un long et pénible chapitre.
« L’agriculteur maltraitant ne peut plus élever d’animaux » : article à lire ici.

Mise à jour 04/10/23 :

89 nouvelles infractions lui sont reprochées, par pas moins de 61 parties civiles !
Le tribunal le condamne à trois ans de prison, dont une année ferme, aménageable.
« Le tour en tracteur était un piège : l’éleveur « malsain » condamné pour agressions sexuelles » : article à lire ici.

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