Un des bovins morts – Photo OABA
Objectif de l’OABA : protéger les animaux victimes de maltraitance
Alors que la France célèbre ce 10 juillet les 50 ans de la loi du 10 juillet 1976, qui a reconnu pour la première fois l’animal comme un « être sensible » devant être placé dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce, l’OABA est mobilisée depuis hier dans le nord de la Loire pour un retrait d’urgence d’animaux victimes d’un abandon de soins, en pleine vigilance orange canicule.
Photos OABA
Intervention avec la DDPP de la Loire et les gendarmes sous l’autorité du parquet de Roanne
L’association OABA a pris en charge 5 ovins, incapables de se déplacer, enfermés sans eau, ainsi qu’une cinquantaine de bovins dans un pré sans eau. La mare était à sec et des vaches sont mortes embourbées. Deux vaches, retrouvées encore vivantes mais trop faibles pour être transportées, ont dû être euthanasiées en milieu de matinée. L’opération se poursuit aujourd’hui et se poursuivra encore à une autre date afin de récupérer les autres animaux.
Ce nouveau retrait interroge le bilan de ces cinquante années. Si la sensibilité de l’animal est reconnue par la loi depuis 1976, les situations de souffrance persistent, aggravées par les épisodes de canicule.
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Chronologie du terrain
- 8h : « On vient de trouver les moutons. Pas d’eau et enfermés dans un garage transformé en grange. Des sabots en pinces de crabe : les ovins n’arrivent pas à marcher. Ils ont dû être portés jusque dans le camion. Seulement 5 heureusement… On les charge et on part aux bovins, une cinquantaine annoncée. »
- 9h : « Arrivée dans le pré avec les bovins. L’horreur continue… et ne connaît pas de limite ! Des vaches embourbées et mortes… Mais deux encore vivantes, compliqué de les sortir de là. Ont dû être euthanasiées en milieu de matinée, trop faibles pour être transportées. »
- 11h : « La température augmente. On arrête. Une quinzaine de bovins pas attrapés sautent les clôtures et se rapprochent de la nationale… On voit avec l’éleveur du pré voisin pour les fixer et les attraper dès que possible. »
- 13h : « 2 bovins attrapés chez l’éleveur voisin. Le reste demain matin. À priori il en reste encore une vingtaine dont 5 veaux. »
- Le lendemain : « 10 attrapés le matin et un taureau sauvage fléché qui a finalement dû être euthanasié… Il reste quelques bovins encore. Troisième opération prévue à la fin de la canicule. De l’eau est apportée en quantité suffisante et une vérification sera faite demain par le GDS. »
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Au bilan : un retrait de pauvres animaux d’une situation incroyablement triste. Souhaitons que leur propriétaire définitivement interdit de détenir des animaux ! L’OABA sera, comme toujours, partie civile, devant le tribunal correctionnel de Roanne pour suggérer cette peine indispensable.
Une fois le retrait effectué, direction la structure d’accueil pour recevoir les animaux et les soigner… Encore une fois, l’OABA prévoit tout. L’État n’a pas de structure. À quand une structure d’accueil officielle dans chaque département ?…
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Notre action au quotidien
Sur le terrain, l’OABA intervient quotidiennement pour prendre en charge des animaux victimes de maltraitance ou d’abandon de soins. Avec ce retrait dans la Loire, nous avons dépassé la barre des 2 000 animaux pris en charge depuis le début de l’année — et ce en seulement un semestre ! Pour rappel, notre record annuel historique est de 3 149 animaux.
Nous menons également des audits indépendants dans les abattoirs afin de réduire le stress et la douleur des animaux, et engageons des actions juridiques pour faire évoluer les pratiques lorsque cela s’avère nécessaire.
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