Spectacles d’animaux (taureaux de corridas, coqs de combats)

Les conditions d’utilisation des animaux dans les spectacles et jeux publics sont strictement réglementées, dans le but de protéger leur intégrité physique et leur vie.

Toutefois, le code pénal précise que les dispositions protectrices des animaux ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ainsi qu’aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

Cette immunité légale ne s’applique que pour les corridas et combats de coqs.

Les autres jeux et attractions mettant en scène des animaux sont donc susceptibles de constituer des infractions pénales en cas de blessures ou de mort d’animaux.

D’ailleurs, à titre préventif, l’article R. 215-9 du Code rural sanctionne d’une contravention de 4ème classe l’organisation de jeux et attractions pouvant donner lieu à mauvais traitements et interdit les jeux où un animal vivant sert de cible à des projectiles.

En 2015, l’OABA, l’Alliance Anticorrida et la SPA du pays d’Arles ont fait interdire le « toro à la corde », tradition qui entraînait des souffrances pour l’animal.

L’OABA est pour l’interdiction de tout spectacle ne respectant pas le bien-être animal. Plusieurs vétérinaires membres du Conseil d’Administration de l’OABA, sont membres du Collectif des Vétérinaires pour l’Abolition de la Corrida (CoVAC).

En 2016, la corrida a été définitivement radiée du patrimoine immatériel de la France.

Quelques références bibliographiques sur la corrida et autres “spectacles”

Proposition de loi visant à abolir la corrida
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Michel ZUMKELLER et députés, Assemblée Nationale, avril 2016

Site internet
La proposition de loi en pdf

Dans un monde où la violence prend une place de plus en plus importante, il est primordial de combattre toute forme de cruauté et toute attitude brutale, qu’elle soit en direction des êtres humains, mais aussi des animaux.

Code rural

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Le code rural en pdf

La participation d’animaux à des jeux et attractions pouvant donner lieu à mauvais traitements, dans les foires, fêtes foraines et autres lieux ouverts au public, est interdite sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l’article 521-1du code pénal.