Les combats de l’OABA contre l’élevage intensif

L’élevage intensif, ou élevage industriel, est apparu à la fin de la seconde guerre mondiale. Deux élevages sur trois sont intensifs dans le monde, ce qui représente 50 milliards d’animaux élevés de façon industrielle tous les ans.
Ce mode d’élevage consiste à entasser un maximum d’animaux sur une surface minimale, et à leur fournir une alimentation très riche afin de favoriser une croissance extrêmement rapide (ex. : poulets de chair), ou de garantir une production au rendement le plus élevé possible (ex. : production laitière).

L’élevage intensif ne respecte en aucune façon les règles de bases du bien-être animal. Il est en effet contre-nature d’enfermer des animaux dans des cages ou des espaces confinés, sur des grillages ou du béton, sans accès à la lumière du soleil ou à un seul brin d’herbe.
Les animaux ne peuvent pas exprimer les comportements naturels inhérents à leur espèce et souffrent souvent de pathologies liées à ces conditions de vie extrêmes (boiteries, infections…). En prévention, les antibiotiques sont utilisés à outrance sur ces animaux et occasionnent de graves problèmes de santé publique.
Du fait de l’ennui et du stress, les animaux se blessent souvent entre eux. C’est pourquoi il est courant dans ces élevages de pratiquer l’écornage, la coupe de queue, le limage des dents, l’épointage des becs ; toutes ces méthodes sont généralement réalisées à vif sans aucune insensibilisation, ce qui engendre de réelles douleurs pour les animaux.

L’élevage intensif est également très néfaste pour la planète : il constitue la plus grosse source d’émission des gaz à effets de serre, devant le secteur des transports. Il engendre de la déforestation, pollue l’eau et les nappes phréatiques, et nécessite cinq fois plus d’eau que l’élevage traditionnel en pâture.

C’est pour toutes ces raisons que, depuis des années, l’OABA lutte contre l’élevage intensif et prône un retour à des élevages à taille humaine.

animaux sur 100 sont élevés de façon intensive en Europe.

animaux sur 100 sont élevés en cage en France.

L’OABA a signé la tribune initiée par L214, publiée dans Le Monde le 5 septembre 2019, et signée par plus de 180 personnalités.

Aujourd’hui en France, 80% des animaux sont enfermés dans des élevages industriels intensifs. Loin des regards, ils souffrent et vivent un véritable calvaire. Il y a urgence : notre modèle agricole et alimentaire doit changer !

📰 Lire la tribune

✒️ Signez contre l’élevage intensif

Plus de 300 millions de porcs, de poules, de lapins, de canards et de cailles sont élevés en cages en Europe. L’élevage intensif en cages est particulièrement cruel.

En septembre 2018, l’OABA a rejoint l’Initiative Citoyenne Européenne lancée par CIWF, pour en finir avec l’ère des cages. En 1 an, cette Initiative a atteint plus d’1,6 millions de signatures, dont 100 000 en France.

En obligeant la Commission européenne à répondre et en déclenchant une audition au parlement européen, cette ICE pourra permettre un changement radical de notre système alimentaire et agricole. Ce sera une étape monumentale vers la fin de l’élevage intensif.

En 2016, à la suite du décret « élevage » n° 2016-1661, l’OABA a décidé de saisir le Conseil d’État pour le faire censurer (communiqué de presse).

Ce décret double en effet les seuils au-delà desquels une autorisation est nécessaire pour détenir des vaches laitières ou des veaux à l’engraissement.

Un texte qui donne le feu vert au développement des fermes-usines et qui détruit en grande partie la “Stratégie nationale pour le bien-être animal 2016-2020”, élaborée avec le concours des organisations nationales de protection animale.

L’OABA a été partenaire du mini-film « My life’s a Cage » sorti en 2015, une œuvre pour la cause animale posant des questions sans violence sur notre rapport avec les animaux, et notamment sur notre comportement consumériste et aveugle vis-à-vis des animaux et de la nature.