Etiquette Bien-être Animal

Trois organisations de protection animale (l’OABA, LFDA, et CIWF) et le groupe Casino ont développé un étiquetage pionner de produits alimentaires sur le bien-être animal. Il donne l’accès à une information claire et fiable sur les conditions d’élevage des animaux comme les volailles et plus particulièrement les poulets de chair, de leur naissance jusqu’à leur abattage.

Déjà en 1984, aux côtés de la LFDA, l’OABA obtenait le premier règlement européen autorisant la mention du mode d’élevage des poules sur les œufs (cage, plein air…). Une étape franchie couronnée de succès auprès des producteurs, distributeurs et consommateurs. Mais elle se révélait encore insuffisante pour prendre en considération toutes les étapes des conditions de vie des animaux jusqu’à celles qui les amènent sur la chaîne d’abattage.

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des Français sont pour un étiquetage des viandes et des produits laitiers sur le mode d’élevage des animaux *.

*Sondage du projet CASDAR ACCEPT 2014-2017

Définir le bien-être animal

Les 5 éléments fondamentaux du bien-être animal ont été énoncés en 1992 par le Farm Animal Welfare Council puis repris par toutes les communautés scientifiques dont l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et de la santé) et l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale) pour une définition collégiale et des normes applicables au bien-être animal.

  • Ne pas souffrir de faim ni de soif
  • Ne pas souffrir d’inconfort et avoir accès à un abri adapté
  • Exprimer librement les comportements naturels propres à l’espèce, dont ceux exprimés avec les congénères
  • Ne pas ressentir de douleurs et recevoir les soins nécessaires en cas de blessures ou de maladies
  • Ne pas ressentir de peur ou de détresse

L’état émotionnel des animaux a fait l’objet d’un avis scientifique réalisé par l’ANSES en 2018 en complément de cette définition sur le bien-être animal. Il permet de considérer un sixième élément, celui de « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal. »

Comment le niveau de bien-être animal a-t-il été évalué dans la filière viande ?

Reconnue pour son expertise dans les audits pour la protection des animaux en abattoirs, l’OABA, associée à des experts indépendants en bien-être animal ainsi que 2 associations, LFDA (La Fondation Droit Animal, éthique et sciences) et le CIWF (Compassion in World Farming France), a travaillé pendant près de 2 ans avec ses partenaires pour recenser, référencer et évaluer 230 critères fiables sur toutes les étapes de vie de l’animal, de la naissance à l’abattage, en passant par l’élevage, la collecte et le transport.

Une grille d’évaluation a été éditée puis contrôlée lors d’inspections, comprenant à la fois des critères respectant une obligation de moyens (comme par exemple : accès à l’extérieur des animaux, nombre d’animaux par m², lumière naturelle, durée de transport, étourdissement pour insensibilisation avant abattage, contrôles vidéo en abattoirs…) et des obligations de résultats (animaux en bonne santé, qualité de la litière, comportement et bien-être des animaux…). Elle s’applique désormais sur des produits de viande de poulets de chair du groupe Casino et prend en compte certains niveaux d’exigences en conformité avec des textes réglementaires européens.

L’évaluation complète se traduit par une notation sous forme d’une lettre représentant l’un des 5 niveaux croissants de bien-être animal, allant de E (niveau le plus bas et qui ne répond qu’aux exigences réglementaires minimales) à A (niveau le plus élevé, apportant les améliorations les plus significatives en terme de protection animale). Il suffit qu’un seul des critères obligatoires pour un niveau ne soit pas rempli pour que la note obtenue et retenue soit inférieure.

« L’OABA se félicite de cette initiative prise par les distributeurs et engageante auprès de tous les acteurs de la filière viande, nous sommes fiers d’y participer. L’étiquetage permettra aux consommateurs d’avoir une information claire sur les conditions d’élevage des animaux, mais aussi d’abattage. Le contrôle vidéo en abattoirs contribuera à améliorer les contrôles des pratiques, comme nous le faisons déjà depuis tant d’années sur le terrain lors de nos interventions. »

Docteur vétérinaire Jean-Pierre KIEFFER

Président de l'OABA

Un site dédié pour délivrer des informations sur la compréhension de l’étiquetage est accessible à tous : www.etiquettebienetreanimal.fr depuis le lancement de cette initiative en France en décembre 2018.

Cette méthodologie remarquée par l’association 60 millions de consommateurs peut désormais être étendue à d’autres produits de consommation, tel un référentiel national pour une mise en place systématique et harmonisée d’étiquetages en faveur du bien-être des animaux d’élevage. L’OABA s’y engage pour abolir toute souffrance inutile aux animaux.

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