Mercosur : Risques liés à l’importation de viandes aux normes inférieures et de l’absence d’étiquetage clair pour le consommateur européen.
Une menace directe sur les standards de bien-être animal
Les accords commerciaux entre l’Union européenne et les pays du MERCOSUR s’apprêtent à être signés. Derrière les enjeux économiques, une question essentielle reste absente du débat public : peut-on accepter que des viandes issues de systèmes où le bien-être animal n’est pas pris en compte entrent sur le marché européen sans aucune information pour le consommateur ?
Ces accords ouvriront largement le marché européen à des viandes produites dans des pays aux normes inférieures, notamment en matière de bien-être animal. Conditions d’élevage intensives, transports longue distance, pratiques d’abattage moins encadrées : autant de réalités documentées, sans qu’aucune obligation claire de transparence ne permette aux consommateurs d’identifier ces viandes ni de connaître le traitement réservé aux animaux.
L’opacité organisée : un déni du droit à l’information
Alors que nos concitoyens réclament davantage d’informations et de garanties éthiques, les accords MERCOSUR organisent une opacité accrue. Plusieurs enseignes de la grande distribution l’ont d’ailleurs bien compris et ont annoncé qu’elles n’achèteraient pas ces viandes importées. Un signal fort. Mais les entreprises agro-alimentaires suivront-elles la même éthique pour leurs produits transformés ?
À l’inverse, les filières françaises d’élevage, soumises à des règles strictes et à des contrôles tout au long de la chaîne, risquent d’être fragilisées par une concurrence moins-disante. Des outils existent pourtant pour s’assurer de la bientraitance animale et garantir une information loyale, à commencer par l’Étiquette Bien-Être Animal, qui permet d’informer le consommateur sur les conditions d’élevage, de transport et d’abattage. Mais ces outils, sans être rendus obligatoires restent incompatibles avec l’opacité organisée par les accords MERCOSUR.
La question est simple : peut-on accepter que des accords commerciaux fassent reculer les exigences de bien-être animal et la transparence alimentaire, au détriment des animaux, des éleveurs et des consommateurs ?
Contacts Presse :
Frédéric Freund (directeur de l’OABA) f.freund@oaba.fr / 01 43 79 46 46
Malika Bêche Capelli (relations presse) m.beche-capelli@giesbert-mandin.fr / 06 47 27 74 29
[A propos de l’OABA]
L’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (OABA), fondée en 1961 et reconnue d’utilité publique en 1965, est une association française dédiée à la protection des animaux de ferme, depuis leur élevage jusqu’à leur abattage. L’OABA mène des audits dans les abattoirs pour veiller au respect des normes de protection animale, tout en intervenant dans le sauvetage d’animaux maltraités ou abandonnés qui sont saisis par les autorités judiciaires, pour être ensuite placés dans des fermes partenaires de l’association. Elle sensibilise également le public à une consommation responsable et joue un rôle consultatif auprès des institutions pour faire évoluer les réglementations. Ses actions sont financées grâce à la générosité des donateurs et des parrainages.
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