Le retrait va débuter. Photo OABA
Objectif de l’OABA : protéger les victimes de maltraitance animale
COMMUNIQUE DE PRESSE
À la suite d’un signalement de maltraitance et en coordination avec les services de la Gendarmerie de Marciac, les services vétérinaires du Gers, la DNLMA (OCLAESP) et sous l’autorité du parquet près le tribunal judiciaire d’Auch, l’OABA est intervenue le 20 mars sur une exploitation agricole afin de prendre en charge près de 200 ovins.
Les constats réalisés sur place par les autorités administratives et judiciaires faisaient état de conditions de détention inadaptées, d’un troupeau délaissé, en manque de nourriture avec présence d’animaux cachectiques évoluant sur une parcelle jonchée de plusieurs cadavres.
À la demande du parquet du tribunal judiciaire d’Auch, les animaux ont été placés dans une ferme refuge gérée par l’OABA où ils bénéficieront désormais d’un suivi vétérinaire, d’une alimentation adaptée et de conditions de vie dignes.
“Nous sommes intervenus dans une situation d’urgence absolue. Les animaux vivaient dans un état de grande détresse, parfois au milieu des cadavres, sans accès suffisant à l’eau ou à la nourriture. Les brebis agnelaient dans le froid et la majorité des agneaux ne survivait pas. Face à ces scènes de souffrance, notre devoir est de les retirer immédiatement pour leur offrir de meilleures conditions de vie. Mais au-delà de cette intervention, nous demandons que l’ensemble des acteurs de la profession agricole se mobilisent. Il ne s’agit pas seulement de réagir, mais de prévenir ces dérives.“
Frédéric Freund, directeur de l’OABA
2 ânes devaient également être retirés. Mais un des ânes a été percuté par une voiture il y a 2 jours en raison des divagations. Il en est décédé…
Photos OABA
Une procédure judiciaire est en cours à l’encontre des deux exploitants, connus des autorités pour avoir laissé décimer leur précédent troupeau de moutons par une meute de chiens. Le parquet d’Auch a prononcé le placement des animaux auprès de l’OABA dans l’attente des suites judiciaires.
L’OABA se constituera partie civile dans cette affaire, comme elle le fait systématiquement lorsqu’il s’agit de protéger durablement les animaux issus d’élevages maltraitants.
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