Sept organisations de protection animale interpellent la ministre de l’Agriculture dans une lettre rendue publique ce jour concernant le transport d’animaux vivants. QUATRE PATTES France, l’OABA, CIWF France, WELFARM, la Fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 Millions d’Amis et la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences demandent à Annie Genevard des explications sur les positions défendues par la France dans le cadre de la révision du règlement européen sur la protection des animaux en cours de transport. En effet la ministre s’oppose à tout renforcement substantiel des mesures de protection animale dans ce règlement.  Sur les points les plus déterminants du texte, la position française semble aujourd’hui se réduire à la défense du statu quo réglementaire sous la pression des représentants des interprofessions, sans même s’assurer de son intérêt économique à long terme.

La France opposée à plusieurs mesures de protection animale

À titre d’exemple, selon les informations que les ONG ont pu obtenir, la France s’opposerait à ce stade à la réduction des temps de transport et à la protection renforcée des animaux vulnérables (comme les veaux non sevrés, les femelles en fin de gestation ou encore les animaux de réforme). L’interdiction des exportations d’animaux vivants vers des pays tiers constituerait elle aussi une ligne rouge de la France, alors même que cette mesure a déjà été adoptée par le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Ces voyages, notamment vers le pourtour méditerranéen, sont pourtant particulièrement éprouvants et peuvent durer plusieurs jours ou semaines dans des conditions désastreuses en termes de bien-être animal.

Le ministère balaie deux ans de dialogue

Pendant plus de deux ans, les ONG ont joué le jeu du dialogue avec les services du ministère et ce, en vain, malgré leurs propositions étayées par les avis de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (l’EFSA). Aujourd’hui, la France, pays majeur d’exportation et de transit pour ces flux, s’apprête à verrouiller pour des années une réglementation en décalage avec l’état des connaissances scientifiques et les attentes citoyennes en matière de bien-être animal, alors même que des solutions pragmatiques, soutenables pour les entreprises françaises sont possibles.

La ministre appelée à clarifier sa position 

Les ONG demandent à la ministre de clarifier la position française et de revoir à la hausse sa prise d’engagements concrets en faveur du bien-être animal alors que les négociations au Conseil entrent dans leur phase finale.

Annie Genevard a reçu les filières à maintes reprises ; il est maintenant temps qu’elle dialogue aussi avec les ONG en sa qualité de ministre chargée du bien-être animal.

Contacts presse : 

Frédéric Freund, directeur de l’OABA : f.freund@oaba.fr 

Malika Bêche-Capelli, chargée de relations presse : m.beche-capelli@giesbert-mandin.fr  

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