Bovins retirés – Photo OABA
Objectif de l’OABA : protéger les animaux victimes de maltraitance
COMMUNIQUE DE PRESSE
À la suite d’un signalement de maltraitance et en coordination avec la Direction Départementale de la Protection des Populations du Calvados et la Gendarmerie, l’OABA est intervenue du 25 au 27 mars 2026 dans une exploitation afin de prendre en charge 200 bovins. Ce vendredi, la Coordination Rurale a tenté de s’opposer au retrait des animaux malgré une interdiction de détenir de l’éleveur concerné.
L’éleveur, condamné définitivement en 2021 à une interdiction de détenir, élevait encore près de 200 bovins de race charolaise dans des conditions indignes. Les animaux, redevenus sauvages, sont fortement amaigris et présentent un important retard de croissance, signe d’une sous-alimentation chronique.
L’opération a commencé ce mercredi et s’est déroulée sans encombre jusqu’à ce vendredi matin où des éleveurs de la Coordination Rurale, reconnaissable à leurs bonnets jaunes, ont tenté de s’opposer au retrait des animaux. L’OABA dénonce fermement cette action. Il est inadmissible que des syndicats s’opposent à une mesure judiciaire visant à assurer la protection des animaux, d’autant plus lorsque le détenteur est interdit de détenir des animaux depuis 5 ans. Si une association de protection animale doit aujourd’hui intervenir en urgence pour protéger les animaux, c’est bien parce que ces syndicats ont failli pendant des années, restant inactifs face aux difficultés de l’éleveur et le laissant sombrer sans jamais lui apporter le moindre soutien.
Photos OABA
À la demande des autorités administratives, les animaux ont été placés dans une ferme refuge gérée par l’OABA où ils bénéficient désormais d’un suivi vétérinaire, d’une alimentation adaptée et de conditions de vie dignes.
Malgré une interdiction définitive prononcée en 2021, l’Etat n’a pas pu mettre fin aux maltraitances plus tôt en raison du manque de structure d’accueil. Cette triste situation démontre parfaitement la nécessité d’avoir des fourrières pour animaux de rente, à l’instar de celles existant pour les animaux de compagnie. Il est regrettable que l’Etat, malgré une condamnation définitive de l’éleveur, ne puisse mettre un terme aux souffrances des animaux, par manque d’infrastructures d’accueil. Il est tout aussi irresponsable pour un syndicat agricole de s’opposer à une telle mesure de sauvegarde. Les syndicats ne cessent de dire qu’ils sont les premiers garants du bien-être animal, qu’ils le montrent en aidant les personnes en difficulté au lieu de s’opposer au retrait des animaux maltraités !
– Frédéric Freund, directeur de l’OABA
Une procédure judiciaire est en cours à l’encontre de l’exploitant. Le parquet de Caen a placé les animaux auprès de l’OABA, dans l’attente d’un prochain jugement.
L’OABA se constituera partie civile dans cette affaire, comme elle le fait systématiquement lorsqu’il s’agit de protéger durablement les animaux issus d’élevages maltraitants.
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