Un des bovins retirés – Photo OABA

Objectif de l’OABA : protéger les animaux victimes de maltraitance

 COMMUNIQUE DE PRESSE

À la suite d’un signalement de maltraitance et en coordination avec les services vétérinaires de la préfecture de la Moselle (DDPP) et la Gendarmerie, l’OABA est intervenue les 15 et 16 avril derniers dans une exploitation, afin de prendre en charge 315 bovins de races Charolaise et Prim’Holstein.

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Les constats réalisés sur place faisaient état d’animaux très amaigris voire cachectiques. Plus de 100 animaux sont morts en 2025 sur cette exploitation et près de 30 depuis le début de l’année 2026. Trois animaux ont dû être euthanasiés sur place en raison de leur misère physiologique ou de leurs blessures. Les animaux survivants sont très maigres, avec les côtes apparentes, en raison d’une sous-alimentation chronique. Les soins à apporter sont importants et vont nécessiter du temps.

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Le retrait s’est déroulé dans un climat compliqué avec des éleveurs opposés au retrait malgré l’état des animaux. Le transporteur a même été suivi pendant plus de 2 heures par un des exploitants qui cherchait à savoir où les animaux seraient placés. Les gendarmes ont dû intervenir pour sécuriser le transport du camion. L’éleveur a fait demi-tour à l’arrivée des gendarmes.

À la demande des autorités administratives, les animaux ont été placés dans une ferme refuge gérée par l’OABA où ils bénéficient désormais d’un suivi vétérinaire, d’une alimentation adaptée et de conditions de vie dignes.

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Nous sommes intervenus dans une situation d’urgence vitale. Les animaux souffraient de malnutrition, évidente pour tout le monde sauf pour les éleveurs. Il est toujours difficile de procéder à un retrait d’animaux en raison des conséquences humaines que cela peut avoir. Il est en revanche impératif de faire appliquer la loi : la maltraitance animale constitue un délit et elle doit être sanctionnée. Rien ne justifie de faire souffrir des animaux comme ces éleveurs l’ont fait. Ils étaient informés de ce qu’ils risquaient et ont décidé de ne pas tenir compte des avertissements.

Notre devoir est de les retirer immédiatement pour faire cesser leur calvaire. Mais au-delà de cette intervention ponctuelle, nous demandons que des mesures durables soient prises pour que ces pratiques cessent. Il ne s’agit pas seulement de réagir, mais de prévenir ces dérives.

Frédéric Freund, directeur de l’OABA

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Une procédure judiciaire pour mauvais traitements sur animaux est ouverte par le parquet de Metz à l’encontre des éleveurs. Les animaux ont été placés auprès l’OABA le temps de cette dernière.

L’OABA se constituera partie civile dans cette affaire, comme elle le fait systématiquement lorsqu’il s’agit de protéger durablement les animaux issus d’élevages maltraitants.

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