L’arche de Noé a coulé…

Nous vous en parlions en direct le jeudi 29 avril sur nos réseaux sociaux : l’OABA est intervenue avec deux autres ONG de protection animale, les services vétérinaires de la Drôme et la gendarmerie, malgré le confinement, afin de retirer une cinquantaine d’animaux de différentes espèces qui étaient détenus par un particulier depuis de nombreuses années.

Les animaux n’étaient pas identifiés et aucun suivi vétérinaire n’était assuré. Tous les chiens étaient à l’attache comme la quasi-totalité des équidés, entiers. Les chèvres et les oies étaient maigres et deux ovins type « Racka » n’avaient jamais vu le tondeur.

Quant aux abris, ils étaient fait de bric et de broc, avec des tôles pouvant blesser les animaux. Si les volailles pouvaient aller s’abreuver au ruisseau bordant la parcelle, il était en revanche moins évident pour les autres animaux de disposer d’eau fraîche : les quelques récipients présents contenaient une eau stagnante verdâtre

Après plusieurs mises en demeure et convocations du détenteur restées infructueuses, la DDPP de la Drôme et le Parquet de Valence ont donc décidé de retirer les animaux.

3 cochons de type vietnamien, une trentaine de chèvres et moutons outre une douzaine de volailles ont été pris en charge par l’OABA.
Les 6 équidés ont été confiés à la Fondation Bardot et les 9 chiens au refuge des Bérauds, à proximité.

Quant au détenteur, il sera prochainement convoqué par la justice pour s’expliquer sur les faits de maltraitance qui lui sont reprochés.

L’OABA remercie tous les intervenants qui ont assuré le succès de ce sauvetage et tout particulièrement la gendarmerie nationale dont certains agents n’ont pas hésité à prêter main forte aux associations pour guider les animaux vers leurs véhicules.

77 vaches montbéliardes libérées de l’étable de la mort

Nous vous en parlions également en direct sur Facebook et Instagram : l’OABA, les services vétérinaires, les services de la chambre d’agriculture (EDE, GDS) et la gendarmerie sont intervenus le 24 avril sur une exploitation agricole du Doubs, en limite du Jura, en pleine aire AOP Comté !

12 cadavres ont été dénombrés dans une stabulation non curée. Les vaches survivantes étaient enfermées dans cette stabulation avec les cadavres de leurs congénères et s’enfonçaient dans leurs excréments depuis des mois.

Il a fallu l’aide d’agriculteurs pour dégager à la pelleteuse le fumier qui s’était accumulé devant la porte et qui empêchait son ouverture. Il n’y avait plus de place dans la fumière à l’extérieur qui débordait

Comment l’éleveur, jeune, a-t-il pu en arriver à cette situation ? Pourquoi les animaux étaient-ils encore enfermés à cette époque alors que l’herbe était bien présente dans les prés situés derrière la ferme ?
Des questions qui trouveront peut-être des réponses lors de l’audition du jeune éleveur devant l’autorité judiciaire. Le parquet de Besançon a en effet ouvert une enquête pour mauvais traitements sur animaux et décidé de confier les bovins à l’OABA.

Les vaches ont été transportées dans une ferme partenaire de l’OABA en Bourgogne. Elles ont enfin retrouvé l’air pur et le goût de l’herbe.
Quant aux voisins de l’éleveur, ils sont soulagés de ne plus respirer l’odeur de putréfaction des cadavres qui pourrissaient dans la grange !

Voici des photos prises après le sauvetage, dans notre ferme partenaire en Bourgogne. Les animaux ont été déparasités puis lâchés au pré dès le lendemain du sauvetage.

Les vaches ont vite trouvé leurs marques. L’herbe est tout de même plus agréable que la bouse pour se coucher…!

Les veaux, quant à eux, découvraient l’herbe pour la première fois de leur vie…

Lire les articles de presse sur ce sauvetage :

– article de l’Est Républicain (interview du directeur de l’OABA Frédéric Freund)

– article de Ouest France

L’éleveur ne respecte pas ses engagements : 91 bovins retirés

 

Le 7 mai, les équipes de l’OABA (8 personnes et 3 camions) sont intervenues sur une exploitation agricole de la Haute-Saône, en présence des services vétérinaires et de la gendarmerie.

L’éleveur avait été placé en garde à vue en mars dernier pour différentes infractions en lien avec l’élevage de bovins, notamment pour ne pas avoir effectué ses prophylaxies annuelles obligatoires.

Lors de cette garde à vue, un contrôle sanitaire de l’ensemble des bovins avait eu lieu sur l’exploitation mais plusieurs constats de maltraitance animale avaient été effectués et portés à la connaissance du procureur. Les problèmes n’étaient donc pas que sanitaires…

L’éleveur s’était engagé, devant un officier de police judiciaire, à vendre ses animaux au plus vite et avant le 4 avril. Or, début mai, la moitié des bovins était encore présente.

Le parquet a donc ordonné la saisie conservatoire des animaux, dans l’attente du procès de l’éleveur qui devra répondre de plusieurs délits, dont celui de mauvais traitements sur animaux.

Le 7 mai, les équipes de l’OABA ont dénombré 26 jeunes bovins enfermés dans une case non paillée de la stabulation.
Quant aux 65 autres bovins, majoritairement des vaches et quelques veaux, leur mise en attente dans la grange avant leur chargement dans les camions de l’OABA a permis de constater combien ils étaient encore maigres. Pourtant, ils venaient de passer près de deux mois au pré. On imagine leur état courant mars…

Les 91 bovins sont bien arrivés en Bourgogne, dans une ferme d’accueil de l’OABA. Ils seront déparasités puis contrôlés par un vétérinaire avant de pouvoir retrouver les prés.

Bien évidemment, l’OABA sera partie civile devant le tribunal correctionnel de Vesoul où comparaîtra prochainement l’éleveur.