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Suite du webinaire-anniversaire du 17 avril 2021

 

Vous nous avez posé beaucoup de questions préalablement et au cours de notre webinaire « 60 ans d’actions : victoires et enjeux pour les animaux de ferme« . Merci !

Nous compilons ici les réponses aux questions que nous n’avons pas eu le temps d’aborder en direct.

Elles sont regroupées par thème. Dans l’ordre : l’élevage, le transport, l’abattage, la consommation/ l’étiquetage, les sauvetages, les relations de l’OABA, les questions diverses.

Questions relatives à l’élevage

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– Est-il possible de mettre fin à des élevages intensifs ?

L’OABA continue de soutenir toutes les initiatives allant contre une intensification de l’élevage (manifestation ferme des mille veaux, recours juridiques contre les décrets facilitant l’ouverture de fermes géantes, RIP pour les animaux, ICE contre les cages, …). Récemment, l’OABA a cosigné une tribune sur le sujet. Voir nos autres actions ici.

– Est-ce-que l’OABA a un avis sur la pratique du gavage des oies ?

En 2016, l’OABA a lancé une pétition contre la promotion du foie gras dans l’émission culinaire Top Chef. En effet, le gavage est reconnu pour procurer de grandes souffrances aux animaux qui le subissent. Il est interdit à ce titre dans de nombreux pays de l’UE et du monde. L’OABA condamne cette pratique. Nous déplorons que le gouvernement français choisisse de soutenir financièrement la filière foie gras, et ce, y compris lors des épidémies de l’influenza aviaire.

– Les femelles laitières (vaches, chèvres, brebis) donnent du lait car elles ont des petits. Que deviennent ces petits ? Ils sont retirés de leurs mères ; celles-ci souffrent-elles aussi de cette séparation ? Peut-on parler dans ce cas d’élevage bio ?

La séparation mère-petit constitue effectivement un important problème de bien-être animal, y compris au sein de l’élevage biologique. Les élevages d’animaux sous la mère existent mais sont rares. Les petits sont, la plupart du temps, élevés dans des centres d’engraissement. C’est une réalité malheureusement économique pour la production de lait.

– Selon moi une production sous le label bio n’est pas synonyme de bien-être animal, les élevages bio sont aussi intensifs que les autres. Non ?

La production Agriculture Biologique impose des normes élevées de bien-être animal. Si effectivement des marges de manoeuvre sont envisageables, globalement, du point de vue de la densité, des races utilisées et d’autres aspects relatifs aux conditions de détention (nature du sol, litière, accès à l’extérieur…), l’élevage en agriculture biologique est moins intensif qu’en production conventionnelle.

– Que faire contre le broyage des poussins ?

L’élimination des poussins mâles nés en filière pondeuse est, malheureusement, une pratique légale en Europe. La France prévoit, comme l’a fait l’Allemagne, l’arrêt de cette pratique mais n’a toujours pas légiféré. Ainsi, encore aujourd’hui, près de 50 millions de poussins sont éliminés en France par an, principalement par la méthode du broyage. Des alternatives se développent néanmoins, principalement sur la détection du sexe du poussin dans l’oeuf (sexage in ovo). Cette technique permet de connaître le sexe du poussin bien avant l’éclosion, et d’écarter les oeufs contenant des mâles. Ces oeufs sont par la suite détruits, seuls les oeufs contenant des femelles écloseront. Le sexage in ovo est utilisé par exemple chez Poulehouse, chez Les Fermiers de Loué ou bien chez Carrefour pour les oeufs « Filière Qualité Carrefour ». D’autres solutions encore plus éthiques consisteraient à élever les poussins mâles nés en filière pondeuse, pour obtenir des « coquelets ». Toutefois, cela est peu pratiqué car les performances de croissance de ces animaux sont moindres (les souches de pondeuses sont uniquement sélectionnées sur leur performance de ponte). Enfin, une autre possibilité serait d’élever des souches « duales », c’est-à-dire obtenues par croisement entre des souches pondeuses et des souches de chair. Les femelles seraient élevées pour les oeufs, et les mâles pour leur chair. Cela est pratiqué dans les filières biologiques en Allemagne.

– En bio, la castration des porcs est-elle toujours autorisée…?

Dans le règlement bio, la castration est la seule mutilation autorisée de manière systématique, à condition qu’une anesthésie ou analgésie suffisante soit pratiquée par du personnel qualifié (en France on considère que l’éleveur est qualifié) avant l’âge de 7 jours. Le Parlement européen a chargé la Commission de mener une étude dont l’analyse d’impact permettra d’évaluer la possibilité d’interdire à terme la castration des porcelets au niveau européen.

– L’OABA lutte-elle aussi contre l’élevage en cage des lapins ?

L’OABA participe à l’initiative citoyenne européenne (ICE) qui a recueilli 1,4 million de signatures contre l’élevage en cages, contraignant la commission européenne à se prononcer sur la réglementation relative aux élevages intensifs. Espérons leur limitation rapidement et leur suppression à terme.

– Quel est votre avis vis-à-vis de la FNSEA, qui semble favoriser les pratiques du toujours plus et plus mal ?

Nous avons des contacts avec la FNSEA, notamment sur la question de la gestion des sauvetages d’animaux et les cas de détresse humaine responsables des abandons de cheptel. Cela ne nous empêche pas de conserver notre liberté de parole à l’égard des systèmes d’élevage qui nous semblent peu respectueux du bien-être animal. La FNSEA est un syndicat corporatif privilégiant la productivité.

– En ces temps de Covid, je suis convaincu que les élevages intensifs sont des foyers épidémiques pour les animaux et les hommes. Quel est votre avis ?

L’OABA a comme objet social, la condition animale. Il ne nous est pas possible de nous prononcer sur ces aspects sanitaires. Il est certain que la concentration d’animaux peut favoriser la transmission des agents pathogènes.

Questions relatives au transport

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– Quelles actions pour arrêter le transport par bateaux et par camions des animaux ? La consommation de la viande de cheval diminue en France, malheureusement la France exporte des chevaux vivants vers le Japon pour la consommation (des heures d’avion) ; avez-vous des actions en cours à ce sujet ?

Etant souvent scandaleux d’un point de vue protection animale, l’OABA considère que les transports de longue durée à des fins d’abattage devraient être interdits, en particulier hors des frontières de l’Europe. Les animaux devraient être abattus proches de leur élevage puis transportés sous forme de carcasse. L’OABA a donc soutenu la campagne européenne Stop Export et fait pression au niveau de la Commission européenne. Des actions sont toujours en cours par plusieurs ONG.

– Au vu de ces camions de transports d’animaux plus ou moins douteux (serrés et/ou en pleine chaleur), surveillez-vous ce genre de pratiques ? Le problème du transport vers l’abattoir (temps, conditions, etc.) est-il contrôlé ? Et le transport d’animaux vivants hors de France ?

Le transport peut être un moment terrible pour les animaux en particulier durant l’été. L’OABA demeure attentive à cette problématique y compris dans ses échanges avec les autorités nationales chargées de cette thématique. Les conditions de transport sont sous la responsabilité des services vétérinaires départementaux. Une association de protection animale peut intervenir pour dénoncer des conditions qu’elle a observées et engager des procédures en cas d’infractions. Le transport des animaux pose un problème particulier sur les longues distances car la réglementation n’est pas suffisamment appliquée. Les contrôles sont insuffisants et les sanctions pas suffisamment dissuasives. C’est un problème sur lequel les ONG européennes travaillent. Voir la réponse ci-dessus.

Questions relatives à l’abattage

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– Pourquoi les textes européens (Règlements) ne sont pas tous appliqués par les autorités françaises (DGAL) ? Par exemple : il est interdit d’utiliser un aiguillon électrique pour manipuler les porcs « charcutiers » et pourtant ils le font.

La France tolère certaines pratiques incompatibles avec la réglementation européenne. Cette tolérance s’explique notamment mais pas exclusivement par des considérations budgétaires (manque d’agents des services vétérinaires) et économiques (problème d’infrastructures des abattoirs ou encore du respect des cadences). L’OABA a alerté la DGAL sur ces irrégularités relevées par notre expert européen le Docteur Vétérinaire Michel Courat.

– Où en sommes nous au sujet de l’abattage rituel ? Quel espoir avons-nous que les politiques français interdisent les égorgements rituels sans étourdissement ? Comment comptez-vous faire appliquer l’étourdissement sans la dérogation possible pour l’histoire de culte ?

L’abattage rituel sans étourdissement reste une tolérance en France qui est inacceptable pour l’OABA. D’autres pays européens ont interdit tout abattage sans étourdissement. La Cour de justice de l’Union européenne a récemment déclaré : « Afin de promouvoir le bien-être animal dans le cadre de l’abattage rituel, les États membres peuvent, sans méconnaître les droits fondamentaux consacrés par la Charte (respect des cultes), imposer un procédé d’étourdissement réversible et insusceptible d’entraîner la mort de l’animal ». Les États membres peuvent donc imposer un étourdissement pour les abattages rituels. Il faut maintenant le courage politique pour l’imposer. Le maintien d’une certaine pression et les évolutions au sein de l’Union européenne peuvent laisser espérer une évolution de cette position.
En tout état de cause, l’abattage sans étourdissement est une pratique encadrée par la loi sous réserve du respect de certaines conditions. Il faut donc un changement législatif pour que cette pratique soit abolie en France. C’est pourquoi l’OABA fait pression auprès des parlementaires, comme ce fut le cas avec le député Falorni ou la sénatrice Goy-Chavent. Voir nos principales actions relatives à l’abattage sans étourdissement.

– Quelle est la position de l’OABA sur l’étourdissement post-égorgement ?

L’OABA lutte pour imposer un étourdissement réversible et non mortel avant l’égorgement dans le cadre des abattages rituels. Les cultes se montrent opposés mais certains abattoirs le pratiquent sur les moutons. L’étourdissement post-égorgement peut sembler non satisfaisant mais il permet d’éviter une longue agonie des bovins pendant plusieurs minutes. Les cultes semblent prêts à l’accepter. Plusieurs abattoirs y recourent, ce qui facilite les cadences mais cela profite surtout aux animaux. Mais il faut que cet étourdissement post-jugulation soit réalisé immédiatement après l’égorgement.

– Les abattoirs mobiles sont-ils en voie d’augmentation et ne concernent-ils que les bovins ? Comment encadrer les abattages rituels dans de telles conditions ?

Le recours aux abattages mobiles à la ferme est encouragé par l’OABA, en particulier le projet d’Emilie Jeannin (médaille de l’OABA). Ce projet est aidé par le Plan de Relance. Cela concerne surtout les bovins mais aussi les ovins, caprins et porcs. L’OABA participe au comité de suivi et d’évaluation de l’expérimentation de dispositifs d’abattoirs mobiles du ministère de l’Agriculture. Les conclusions de ce comité déboucheront, nous l’espérons, sur le développement de ce type d’abattage particulier. Les porteurs de projet (comme Emilie Jeannin) veulent améliorer les conditions d’abattage des animaux, en évitant le transport. Dans ce contexte, ils ne pratiqueront pas d’abattages sans étourdissement.

– Sera-t-il possible un jour d’avoir des caméras de contrôle dans les abattoirs ?

De plus en plus d’abattoirs s’équipent en caméras. L’OABA a édicté des recommandations en la matière et a accompagné plusieurs acteurs désirant le faire, les conseillant sur la procédure souhaitée en vue d’assurer la bientraitance animale tout en rassurant les opérateurs. Notre association continuera de soutenir auprès de nos parlementaires et du gouvernement la mise en place de cette mesure, de manière obligatoire dans tous les abattoirs.

– Y a-t-il déjà des retombées relatives à la campagne d’affichage sur les abattages sans étourdissement préalable ?

Notre campagne a permis de sensibiliser des citoyens et d’augmenter la pression sur le gouvernement. Cette campagne continuera à l’approche des élections de 2022.

– Comment se passe l’étourdissement des animaux ?

Les techniques d’étourdissement varient en fonction de l’espèce concernée et des techniques différentes sont utilisées pour une même espèce. Des informations plus détaillées sont disponibles dans notre brochure. Des exemplaires imprimés de cette brochure peuvent vous être adressés.

– Quid des risques sanitaires lors d’égorgement sans étourdissement ?

Les risques sanitaires liés à l’égorgement sans étourdissement sont évoqués dans la brochure réalisée par l’OABA sur ce sujet. Le risque sanitaire provient du fait que, lors de l’égorgement, l’oesophage est sectionné (dérogation aux règles sanitaires) et le contenu de l’estomac peut se déverser sur la viande, la contaminant en E. Coli, bactérie responsable d’infections graves lors de consommation de viande crue ou mal cuite.

– Quelles sont les conditions d’abattage dans les autres pays d’Europe ? Y-a-t-il des modèles et au contraire des pays rétrogrades?

Les conditions d’abattage sont régies par le Réglement européen 1099/2009. Voir la brochure éditée par l’OABA pour plus d’informations.

– Est-il envisageable qu’un abattoir inscrit en filière bio doive renoncer purement et simplement, sur une base réglementaire, à l’abattage rituel ?

L’avis donné par la CJUE suite au recours de l’OABA proscrit l’abattage sans étourdissement dans le cadre de l’Agriculture Biologique, mais non l’abattage rituel dans ce même cadre. Un abattage rituel avec étourdissement (comme cela est accepté par certains cultes) peut être labellisé Agriculture Biologique.


– Les entreprises SOCOPA et BIGARD (par exemple) veillent-elles au bien-être animal ?
Les abattoirs doivent respecter le Règlement européen 1099/2009 qui définit des règles sanitaires et de bientraitance animale. L’OABA fait des audits protection animale dans des abattoirs à leur demande et visite certains abattoirs à leur initiative. La majorité des abattoirs l’accepte. Il est vrai que c’est plus difficile d’être accepté dans les abattoirs du groupe Bigard-Socopa-Charal. Nous le regrettons…

Questions relatives à la consommation / l’étiquetage

 

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– Pourquoi n’y a-t-il pas encore d’étiquetage avec un symbole d’abattage Rituel ou Traditionnel ? car nous mangeons sans le savoir de la viande de bêtes tuées sans étourdissement. Etes-vous optimiste pour l’étiquetage sur les méthodes d’abattage ?

Des viandes provenant d’animaux abattus sans étourdissement peuvent en effet se retrouver dans le circuit conventionnel. Les gouvernements successifs refusent cette information pour des raisons économiques, craignant que les consommateurs délaissent les viandes d’animaux abattus sans étourdissement. Il y a un vrai refus de la part du gouvernement français d’assumer cette réalité et ainsi de préserver la liberté de conscience de toutes les personnes qui ne veulent pas, pour des raisons éthiques, consommer ce type de viande. C’est pour cette raison que l’OABA a engagé un recours visant à mettre fin à cette tromperie du consommateur.  L’OABA, par ses actions, espère donc parvenir à un étiquetage du mode d’abattage des animaux. L’OABA milite activement pour cette information des consommateurs.

– Quand on achète de la viande, même de bonne qualité, comment peut-on être informé sur le traitement subi par l’animal durant sa vie et à l’abattage ? Je ne mange pas de viande, car je ne veux pas cautionner de mauvais traitements ; pourtant j’aimerais en manger. Les produits carnés bio de la grande distribution sont-ils fiables ?

L’étiquetage bien-être animal mis en place récemment sur les poulets de chair (grâce à l’OABA et d’autres associations) apporte des garanties de bientraitance de la naissance jusqu’à l’abattage, via des audits indépendants et réguliers. L’étiquetage pour d’autres espèces est en cours de travaux. Le label Agriculture Biologique apporte des garanties sur un abattage avec étourdissement, grâce à l’OABA. Les conditions d’élevage doivent y être plus respectueuses du bien-être animal et de l’environnement. Plus d’informations sur les labels ici. Des fraudes peuvent malheureusement exister vis-à-vis de labels ; des contrôles existent via la répression des fraudes mais l’OABA n’y est pas associée.

– Comment faire savoir au grand public que l’élevage industriel est « toujours » cruel pour les animaux ?

L’OABA communique régulièrement sur le sujet, de même que d’autres associations, notamment via le biais du Référendum pour les animaux et de l’Initiative Citoyenne Européenne contre les cages.

– Qui contrôle le respect des 230 critères de l’Etiquette Bien-Etre Animal ?

Le contrôle des 230 critères est effectué régulièrement par des auditeurs indépendants qui vérifient le niveau de bien-être animal. Ils sont indépendants des élevages et abattoirs. Beaucoup sont vétérinaires ou techniciens d’élevage.

– Le futur pas très lointain n’est-il pas la fin progressive de l’élevage ?

C’est une évolution que de nombreuses personnes souhaitent. L’OABA, en tant qu’association welfariste, considère la situation actuelle. À ce titre, elle a pour mission de se préoccuper des conditions actuelles d’élevage, de transport et d’abattage et de les améliorer. Les élevages intensifs et la surconsommation de viande nuisent au bien-être des animaux, à l’environnement et à la santé des consommateurs.

– Est-ce-que vous pensez que ce serait mieux si tout le monde devenait végétarien et arrêtait de manger des animaux ? (Je ne suis pas végétarienne)

Le végétarisme est un choix personnel, l’OABA n’a pas à dicter de conduite en la matière. L’OABA prône néanmoins une consommation responsable et raisonnée.

– Plutôt que d’étiqueter la viande, ce qui risque d’avoir un effet pervers en déculpabilisant les consommateurs, ne peut-on pas mettre des photos de l’animal et son prénom sur l’emballage, cela marquerait plus et dissuaderait les consommateurs de manger ces êtres sensibles ?

Pendant longtemps, les filières cachaient l’image des animaux dans les publicités. À présent (exemple Bigard) ces publicités montrent les animaux dans les prés pour conforter les consommateurs. Les boucheries traditionnelles affichent souvent des photos de bovin de race à viande, ce qui, là encore, conforte les consommateurs (sur la qualité et non le bien-être animal). De plus, la découpe des viandes pour la grande distribution rend impossible de connaître l’animal à l’origine du produit présenté.

Questions relatives aux sauvetages

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– Le Troupeau du Bonheur : jusqu’à quel nombre d’animaux pourra-t-il aller ? Confiez-vous des animaux par ailleurs ?

Nous faisons évoluer la taille du Troupeau du Bonheur de manière lente afin de s’assurer de sa pérennité financière et compte tenu du fait qu’un bovin dans de bonnes conditions peut vivre jusqu’à 25 ans (et beaucoup plus pour un cheval). Nous n’en confions pas à des particuliers. Bovins et ovins ne peuvent se satisfaire d’un jardin, détenir ce type d’animal exige d’être inscrit à l’Etablissement départemental d’élevage, d’avoir un vétérinaire sanitaire, des bâtiments adaptés, une taille de pâture adaptée (au moins 1 ha pour un bovin) et, condition essentielle, des compétences particulières en matière de manipulation. Enfin, une dissémination trop importante des animaux rendrait impossible pour l’OABA un véritable suivi afin de s’assurer qu’ils sont détenus dans de bonnes conditions.

– Pourquoi ne nous demande-t-on jamais d’accueillir des animaux maltraités au moins provisoirement ? Doit-on s’inscrire sur une liste ? Je suis un particulier avec pâture et jardin.

Nous vous remercions pour cette proposition. Les animaux pris en charge sont des animaux d’élevage (bovins, ovins, caprins…) en grande difficulté. Ces animaux doivent être hébergés par des personnes ayant les compétences nécessaires. Ils nécessitent des soins particuliers (tonte, déparasitage…) et des personnes habituées à les manipuler. Voir réponse ci-dessus et ci-dessous.

– Quels sont les critères pour devenir une « ferme du bonheur » ?

Le réseau de ces Fermes du Bonheur s’est créé au fur et à mesure des rencontres et par le biais du « bouche à oreille ». Une « potentielle » Ferme du Bonheur doit donc être visitée par un membre de notre association. Au minimum, elle doit comprendre des pâtures adaptées et bien clôturées, des bâtiments pour l’hiver et doit être gérée par une personne formée et compétente. L’OABA établit une convention définissant les conditions strictes de cet hébergement, en particulier l’interdiction de production, de reproduction et de conduite à l’abattoir.

– J’habite en Bretagne et je voudrais savoir si c’est possible de visiter vos fermes de sauvetages. Je suis inscrite à l’OABA depuis plusieurs années et j’apprécie tous les efforts de l’OABA et ses associés.

Des fermes de l’OABA peuvent être visitées pas nos adhérents durant les Journées Portes Ouvertes. Nous souhaitons les organiser une fois par an depuis 2019. Actuellement, la pandémie retarde la possibilité de faire des nouvelles JPO dans l’immédiat.

– Liste et contacts des Fermes du Bonheur ?

Compte tenu du profil de certaines personnes à qui nous avons retiré des animaux maltraités, il n’est pas possible de publier ce type d’informations pour la sécurité des animaux et de nos éleveurs-partenaires qui les accueillent et les hébergent.

– Peut-on parrainer un animal sauvé par l’OABA ?

Aujourd’hui, faute de temps et de moyens nous n’avons pas encore officiellement mis en place de parrainage individuel d’un seul animal. Cependant, nous sommes en cours de réflexion pour développer cette éventualité à l’avenir.

– Est-ce que l’OABA peut être intéressée pour se porter partie civile sur des dossiers dans le cadre desquelles elle n’a pas été sollicitée ? (type élevage avec constat de maltraitance et suites pénales aboutissant à une audience au tribunal, mais sans retrait des animaux)

L’OABA se constitue partie civile dans de nombreux dossiers sans qu’il y ait de retrait d’animaux et dès que cela rentre dans l’objet de ses statuts.

 

– Il y a une seule Ferme du Bonheur en Bretagne, alors que c’est une des principales régions d’élevage ; les bretons ne s’intéressent donc pas au bien-être animal ?

Les fermes-partenaires sont le fruit de rencontres heureuses et d’un « bouche à oreille ». Peu d’animaux qui nous sont confiés proviennent de Bretagne. Il n’y a donc pas de corrélation entre le nombre d’élevages d’une région et le nombre de fermes partenaires.

Questions relatives aux relations de l’OABA

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– Les taureaux des corridas sont-ils concernés par les actions pour le respect du bien-être animal de l’OABA ou votre collaboration a-t-elle été ponctuelle pour la campagne d’affichage ?

L’OABA collabore de manière étroite avec l’Alliance anticorrida depuis plus de 20 ans. Plusieurs actions juridiques ont été menées par les deux associations ensemble. L’OABA a toujours condamné la corrida et continuera de le faire.

– Allez-vous envisager de provoquer un débat avec le Ministère de l’Agriculture et la FNSEA ?

Une ONG de protection animale a organisé un tel débat qui n’a apporté aucune avancée. Nous comptons plus sur l’action auprès des parlementaires.

– Etes-vous en relation avec Loïc Dombreval (Chargé du groupe condition animale) pour certaines de vos actions et quel soutien vous apporte-t-il ?

Le député Loïc Dombreval est vétérinaire comme plusieurs membres du conseil d’administration de l’OABA. Ce parlementaire participe à toutes les assemblées générale de l’OABA. Son engagement pour la cause animale et sa détermination permettent de porter devant l’Assemblée nationale des propositions de loi en faveur des animaux. C’est un soutien pour l’OABA. Récemment, l’OABA a cosigné une tribune portée par Loïc Dombreval.

– J’ai envoyé un courriel à plusieurs associations dont l’OABA, faisant part d’un « voeu » que je formule. Comment se fait-il que ces associations de défense du monde animal sont dans l’impossibilité de n’en former qu’une puissante qui ait un réel pouvoir face aux dérives insupportables ?

Les combats sont nombreux et les sensibilités diverses. Les ONG réalisent des actions communes lorsque cela est nécessaire, ce fut le cas dans le cadre de l’Initiative Citoyenne Européenne, du RIP ou encore dans le cadre de l’Etiquetage Bien-être Animal. Mais chaque ONG a son historique, ses luttes particulières. L’Union fait la force, mais la force repose aussi sur les compétences complémentaires des ONG.

– Travaillez-vous avec L214 ?

Il nous arrive de travailler avec L214 dans le cadre d’actions communes (par exemple dans le cadre d’Animal Politique), de tribunes (Le Monde). Ces deux associations (l’une welfariste, l’autre abolitionniste) sont complémentaires. Dénoncer permet d’alerter les citoyens et interpeller les politiques et le dialogue permet de faire évoluer sur le long terme.

Questions diverses

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– Quelle est la situation financière de OABA ?

Notre trésorerie reste stable mais les sauvetages d’animaux de plus en plus nombreux peuvent la mettre en difficulté. Plus de 2/3 de notre budget est consacré à ces sauvetages. Nous avons récemment fait appel au ministère pour intervenir dans cette mission d’intérêt public que réalise l’OABA, sans aucune subvention. Nous attendons une réponse des pouvoirs publics. Les demandes de sauvetages étant en forte augmentation, nous avons dû en refuser certaines cette année.

– Dans quelles actions bénévoles puis-je aider, alors que je n’ai aucune formation vétérinaire ou administrative ?

Merci pour votre bonne volonté ! Mais nous devons malheureusement nous confronter à la réalité… Les opérations de retrait d’animaux sont complexes et l’OABA ne peut prendre le risque de faire appel à des personnes n’ayant pas l’expérience des animaux de ferme. Ces opérations sont souvent dangereuses (animaux apeurés, souvent sauvages…) et pour une raison évidente de responsabilités, l’OABA fait appel pour l’hébergement des animaux uniquement à des professionnels qui sont couverts. Vous pouvez être « les yeux de l’OABA » en nous relatant toute maltraitance dont vous seriez témoin, pour nous permettre d’agir. Mais vous pouvez également nous signaler les personnes qui ont des pratiques respectueuses du bien-être animal, pour les mettre à l’honneur. N’hésitez pas à consulter les actions possibles via notre page Agir.

– La Suisse reconnaît depuis quelques années les animaux en tant qu’êtres vivants. Qand aurons-nous enfin une telle loi en France ? D’où viennent les résistances ?

Les animaux sont reconnus comme des être sensibles dans le code rural (article L 214-1) depuis 1976 mais également dans le code civil depuis le 17 février 2015 (article L 515-14). Ces articles ne sont malheureusement pas toujours mis en application, en particulier dans certains élevages intensifs ou lors de certains types d’abattage… Les lobbies industriels sont influents en France.

– Pensez-vous que les équidés pourraient devenir des « animaux de compagnie », donc sortir de la catégorie des animaux de rente destinés à la consommation humaine?

L’OABA a toujours été opposée à l’abattage des équidés car il n’existe pas d’infrastructure adaptée à leur abattage en France. Le statut du cheval et sa place dans notre société en font un animal de sport et de loisirs, et un animal de compagnie. Il est possible d’exclure un cheval de la filière viande en le précisant sur le document d’accompagnement (cette décision d’exclusion de l’abattoir est définitive).

– Qu’est-ce que la levée du secret professionnel du vétérinaire, citée par Monsieur Mersch ? Un vétérinaire ne peut pas dénoncer une maltraitance animale ?

Le vétérinaire est lié au secret professionnel par le code de déontologie. Ce secret peut être levé dans des cas « graves » de risque sanitaire ou, à présent, de maltraitance animale, auprès de son autorité professionnelle (DD(CS)PP).

– Serait-il possible dans le futur de continuer à retransmettre vos futurs événements en direct pour ceux et celles d’entre nous qui ne vivent pas à Paris ?

Ce fut une première mais bonne expérience pour l’OABA. Il est envisageable que d’autres événements se déroulent de la même manière. Tous nos adhérents et sympathisants en seront alors informés par notre newsletter et nos réseaux sociaux.

– Monsieur le Président, quel est votre meilleur souvenir à l’OABA ?

Le meilleur souvenir du président de l’OABA fut la victoire historique contre le Bio halal devant la Cour de justice de l’Union européenne après sept ans de procédures devant toutes les juridictions françaises. Ce fut une victoire contre la France, seul pays européen à soutenir qu’égorger à vif un bovin pouvait répondre à « des normes élevées de bien-être animal ». Deuxième bon souvenir : ce webinaire !

– Je prends le webinaire en cours. Y aura-t-il un replay ?

Oui, à voir ici !